Après 13 heures de vol, nous nous posons à Santiago de Chili.
on parts pour Caviahue,un petit village argentin où se trouve le camp motoneige de Serge Cornillat. Et en arrivant au refuge de Caniche, tout le monde retrouve le sourire car le spot est paradisiaque : lac, volcan, sources thermales en plein air, Araucarias... Faut l'avouer, la station est pas terrible, mais grâce aux motoneiges des deux Serge (Cornillat et Vitelli), on accède à des spots reculés : de grandes faces vierge, je vous laisse imaginez la suite... A chaque fin de journée, nous nous arrêtons prendre un bain de boue dans des sources d'eau chaude entourées de congères et perdues en pleine montagne...
Après trois semaines, nous changeons d'horizon et partons pour Bariloche, la célèbre ville jet set réputée pour ses soirées, mais aussi pour sa station de ski. Cerro Cathedral est la plus grande station de ski argentine. Le domaine est grand et varié, et la vue sur le lac Nahuel Huapi est imprenable. On se croirait presque à Treble Cone en Nouvelle Zélande. Le temps est capricieux au mois d'août, et après plus d'une semaine de neige, la peuf disparaît en deux jours, la faute au redoux qui sévit dans la région. Nous alternons alors le ski avec un peu de trekking, car il y a de nombreuses choses à voir. Et oui, nous sommes en Patagonie.
En descendant plus au Sud, on trouve le parc national Los Glaciares et le Perito Moreno, un glacier de 50 km de long, 2km de large, et 60m de haut qui « s'échoue » dans un lac bleu turquoise. Dépaysement garanti. Etant donné qu'on est en Argentine, nous en profitons pour aller à Ushuaia, « la fin del mundo ». Bonne initiative puisqu'il y fait plus froid, et du coup la neige est encore poudreuse. Nous nous faisons une journée au Glacier Martial : deux heures de grimpette, et descente avec vue sur le Beagle Channel. Décidément, ce pays est magnifique.Le temps passe et l'heure de prendre l'avion approche.
Mais avant de rentrer, nous décidons de faire un arrêt à l'incontournable Las Lenas, « le » spot freeride. Et la chance est avec nous car nous prenons 30 cm de fraîche deux jours après notre arrivée... Petite originalité du coin, il faut passer au bureau des pisteurs et signer une décharge lorsqu'on skie hors piste pour obtenir le précieux badge vert. A Lenas, le potentiel hors-piste est énorme. Le seul problème, c'est le Martes, un télésiège qui fonctionne une fois sur trois à cause du vent, et du coup une journée de poudreuse est comparable au jour d'ouverture des soldes dans un grand magasin. En d'autres termes, c'est la course pour tracer un run vierge, mais les plus courageux peuvent cependant choisir l'option marche qui donne accès à de magnifiques faces, faites de grandes cathédrales couleur ocre.L'Amérique du Sud, c'est des paysages variés et magiques mais pas seulement. Les gens sont « tranquillos » mais vraiment sympas, la bouffe et les vins sont extras et il règne ce que l'on appelle « la buena onda », l'occasion de faire de nombreuses connaissances.
La seule ombre au tableau, c'est la météo : capricieuse et imprévisible. Le continent est coincé entre deux océans, du coup le vent souffle fort sur les Andes, les perturbations sont nombreuses et il est possible de voir la neige tomber trois semaines d'affilée. L'avantage, c'est que ça peut poser de gros cumuls (2 à 4 mètres en une chute). Ca laisse rêveur...
Remerciements à nos sponsors (Columbia sportswear, Blizzard, Völkl, Nikita) ainsi qu'à Serge Cornillat, toute l'équipe du refuge de Cani, Greg et Fifa, les stations de ski...
Texte histoire : Thibaud Duschosal